dimanche, 30 septembre 2007
L'éducation publique, ou l'incapacité de s'adapter
L'enfant est au coeur des préoccupations d'un parent. Le rôle primaire du parent est d'offrir à l'enfant les outils nécessaires pour qu'il puisse, à son tour, faire son chemin dans la vie. Parmi ces outils, l'éducation est un élément non négligeable puisque l'avenir professionnel d'un citoyen est largement tributaire des diplômes obtenus. Que ceci soit juste ou même souhaitable, là n'est pas la question. À Rome, on fait comme les Romains.
Bien sûr, au-delà des diplômes, l'éducation doit aussi être multidisciplinaire et fournir un cadre évolutif à l'enfant. Cette éducation doit, au fond, renforcer les valeurs de base acquises à la maison et en société (l'honnêteté, la valeur du travail bien fait, le respect de son prochain et de l'autorité, etc..)
Ici, au Québec, l'éducation publique au primaire et au secondaire (l'équivalent du lycée) est offerte gratuitement à tous les citoyens. La qualité et la portée de cette éducation est, selon l'avis de plusieurs, médiocre et, en plus, en déclin. Les nombreuses réformes et révisions du contenu pédagogique et l'évacuation de notions spirituelles et morales ont achevées la tendance utilitariste imprimée à l'éducation.
Ainsi s'ouvrait la voie aux écoles dites privées, qui n'ont de privé que le processus d'admission et une minime liberté d'action. Ces écoles imposent un examen d'entrée afin, surtout, de regrouper les élèves de même niveau ensembles. De plus, elles inscriront au cursus des cours additionnels qui ne sont pas requis par le ministère de l'éducation (histoire de l'art, religion, latin, etc..).
Les parents, pour qui les enfants sont au coeur des préoccupations, y ont vu un refuge, une voie alternative et salvatrice pour offrir à leurs enfants une éducation enrichie et à la hauteur de leurs croyances. Le cursus enrichi de ces écoles, et le fait que les coûts d'admission demeurent peu élevés pour un tel avantage, ont dopées le nombre d'inscriptions dans ces écoles.
Dans un ultime effort visant à empêcher l'exode vers les écoles privées, une commission scolaire de Montréal devance les dates d'inscription pour attirer les parents. Une équation simpliste entre la date d'inscription et le choix que feront les parents a mené ces organismes d'un autre âge à tenter cette opération futile.
Lorsqu'ils comprendront que les parents sont prêts à débourser des milliers de dollars par année pour offrir mieux à leurs enfants, et ce même s'ils déboursent déjà beaucoup d'argent à partir de leurs impôts et taxes, peut-être que ces commissions scolaires s'attaqueront à la source véritable de leur déchéance: la qualité de l'éducation qu'ils sont forcés d'offrir.
00:28 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : éducation, public, privé, commissions scolaires, dates inscription


