mercredi, 12 septembre 2007
Radicalisation de la gauche
Depuis le 11 septembre 2001, après le délai de décence accordé par la gauche, comme un élastique trop longtemps tendu, celle-ci se radicalise. Les mouvements à gauche de la gauche se multiplient, voire, effectuent un retour aux sources.
Communistes, anarchistes, bolchevistes, syndicalistes, et une foule de variantes de tous ces groupuscules, tous ces mouvements redeviennent visibles et plus actifs et se réclament d'un socialisme moderne, parce que cette expression est mieux acceptée par la population.
Ces groupuscules jouent les cordes sensibles du moment pour atteindre leur but: anti-américanisme, anti-sionisme (voire antisémitisme à peine voilé), apologie de la "résistance" islamique, environnementalisme, etc... La cause importe peu, tant qu'elle peut rallier. La même stratégie est également utilisée par les islamistes extrémistes, avec un succès maintenant vérifié, car ils peuvent convaincre une jeunesse en mal de croyance et les gagner à une cause qui ne leur est pas propre.
La jeunesse est promesse, est avenir, est inspirée. La jeunesse, parfois, peut aussi être manipulée, exaltée, embrigadée. La contestation du statut quo est saine et doit exister, sous peine de stagnation sociale. Mais la contestation aveuglée par une rébellion sans fondement réaliste n'est qu'une hystérie informe et destructrice.
Cette radicalisation devient telle qu'elle transcende les options politiques pour bâtir des ponts entre des dogmes qui semblent, à prime abord, incompatibles. Ainsi, on verra, par exemple, les communistes s'allier à Québec Solidaire. Ceci ne fait, évidemment, aucun sens. Le communisme vise à renverser violemment l'ordre social* alors que Québec Solidaire joue le jeu de la démocratie à fond de train. Il ne s'agit, au fond, que d'une alliance de dépit, visant à mettre en commun les rouleaux de monnaie qui constituent leurs budgets de fonctionnement.
Cette radicalisation est-elle une preuve de l'échec de nos écoles, de l'abrutissement d'une certaine classe d'individus? Un symptôme de l'incompétence des parents de cette génération? Une conséquence d'un libertinisme angélique?
Je crois que ces groupuscules marginaux représentent encore, aujourd'hui, une exception qu'il faut observer, mais qu'il faut également ridiculiser. Les jeunes qui y traînent doivent être informés de l'inutilité de leur combat. Ces jeunes doivent rejoindre les rangs de ceux qui travaillent à un monde meilleur, et non persister à vouloir ramener celui-ci à l'âge de pierre et à l'obscurantisme.
* Dans le Manifeste du Parti Communiste, on peut lire :
"Ils [les communistes] proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l'idée d'une révolution communiste!"
23:47 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gauche, radicalisation, extrémisme, communiste, islamisme



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