vendredi, 05 octobre 2007

Quand la réalité dépasse la fiction

L'ASSÉ (Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante) a beau crier à la catastrophe et réclamer la gratuité scolaire à tous les niveaux, la réalité, elle, continue son petit bonhomme de chemin.

Car, pendant que l'ASSÉ crie famine, les inscriptions sont en hausse dans les universités québécoises. Comment, alors, expliquer ce phénomène "paradoxal" ?

Les aspirants aux études post-secondaires n'ont rien à faire des revendications de ces agitateurs. Ils s'inscrivent en plus grand nombre parce que la réalité est qu'il est facile et peu coûteux de s'inscrire aux programmes d'études universitaires. Ils s'inscrivent en plus grand nombre parce que les politiques économiques récentes du Québec et du Canada ont améliorées les conditions de vie de l'ensemble de la population et qu'il est donc encore plus facile de s'inscrire et de poursuivre des études. Ils s'inscrivent en plus grand nombre surtout parce que pour réussir aujourd'hui, il est essentiel d'avoir un diplôme en poche et que celui-ci a une valeur inestimable. Et pour obtenir quelque chose qui a une valeur inestimable, des efforts doivent être déployés.

Le fait est que l'ASSÉ est une association aux visées communistes, pacifistes et environnementalistes. L'ASSÉ, dans le premier article de sa revendication sous la rubrique "International" exige que l'armée canadienne n'intervienne dans aucun pays, pour quelque raison que ce soit. On dirait bien que l'ASSÉ, par cette revendication, refuse aux pauvres et opprimés de ce monde le droit à une aide canadienne. Le reste de cette même rubrique est un ramassis d'idées reçues sur l'impérialisme israélien et sur l'opression des pauvres musulmans.

Comment prendre au sérieux une telle association?

Les étudiants ne sont pas tous irresponsables

Alors qu'un mouvement de protestation fait rage dans le milieu de l'éducation au Québec, face au dégel des frais de scolarité enfin amorcé par le gouvernement, voilà que les étudiants Cégep du Vieux-Montréal, pourtant bastion de la protestation, refusent d'aller vers la grève générale.

C'est un coup dur pour les tenants de ce soi-disant moyen de pression. En refusant de joindre leurs rangs, les étudiants du Cégep du Vieux-Montréal envoient un message clair aux associations étudiantes: nous voulons, avant tout, terminer nos études et gagner le marché du travail au plus vite. Et ils ont raison d'agir ainsi. 

Pour changer un système, il ne suffit pas de se marginaliser et de le contester. Il faut infiltrer, pour ainsi dire, ce système et s'appliquer à l'améliorer, le transformer. Sauf que les étudiants qui déchire leur chemise au nom de la gratuité scolaire auront un réveil difficile lorsqu'ils joindront les rangs de la communauté des payeurs de taxes. Ils constateront que le rêve de la gratuité scolaire peut tourner au cauchemar fiscal si l'on tente d'augmenter, encore, la part du budget consacrée à l'éducation.

Les agitateurs qui sévissent au sein des associations étudiantes les plus revendicatrices le font souvent par goût de la confrontation. Trop peu occupés par leur programme d'étude farfelu, ils doivent occuper leur temps au Cégep et à l'université et trouver des "causes" à défendre, en plus de mousser leurs options politiques marginales comme le communisme, le marxisme et l'anarchisme.

Un simple exercice de comparaison expose rapidement le ridicule des revendications: alors que les étudiants québécois paient moins que tous leurs voisins américains, ils réclament plus, ou plutôt, moins.

 

 

Part des frais de scolarité des étudiants de premier cycle
dans les dépenses de fonctionnement général des universités, Québec et régions du Canada
(en dollars courants), 2001-2002

Province/Ensemble

Frais de scolarité

(en $)

Dépenses de fonctionnement par étudiant

(en $)

Part des frais de scolarité dans les dépenses de fonctionnement

(en %)

Québec

1 842

11 916

15,4

Canada sans le Québec

3 808

11 943

31,8

Provinces de l’Atlantique

3 866

12 143

31,8

Ontario

4 492

11 365

39,5

Provinces de l’Ouest

3 579

12 730

28,1

Canada

3 577

11 938

29,9

Sources :  (1) Ministère de l’Éducation.
               (2) Statistique Canada.

Indicateurs de l’éducation, édition 2003, section 1.14.

 

jeudi, 04 octobre 2007

La mort d'en bas

Le chiffre dépasse l'imagination: 3 200 travailleurs emprisonnés dans une mine. Travailler dans ces trous est déjà un enfer, alors comment imaginer y être confiné. Selon les rapport préliminaires, fragmentaires, il y aurait bon espoir de pouvoir les sauver tous. Prions pour eux.

Cet événement, qui s'ajoute à une liste déjà trop longue et sur laquelle figurent une multitude de pays qui pratiquent des activités minières, vient rappeler qu'il serait grand temps que le processus de l'exploitation minière bénéficie, à son tour, des avancées technologiques modernes. Comment se fait-il que cette exploitation expose les travailleurs à tant de risques, encore, en 2007?

Il est vrai que pour un ingénieur, un chercheur ou un technologue, le domaine des mines n'est pas des plus sexy. Mais lorsque la vie de travailleurs est en jeu, ne pourrait-il pas y avoir un effort concerté de plusieurs milieux visant à amoindrir ces risques? Certains pointeront le commerce des métaux précieux du doigt, puisqu'il s'agit ici d'une mine d'or. Mais il est important de se rappeler que les accidents touchent toutes les exploitations minières, quel que soit le métal extrait.

Souhaitons que de cet important accident, l'on puisse tirer des leçons qui déboucheront sur de réels plans d'action visant à rendre les conditions de travail des mineurs moins périlleuses.

 

 

dimanche, 30 septembre 2007

L'éducation publique, ou l'incapacité de s'adapter

L'enfant est au coeur des préoccupations d'un parent. Le rôle primaire du parent est d'offrir à l'enfant les outils nécessaires pour qu'il puisse, à son tour, faire son chemin dans la vie. Parmi ces outils, l'éducation est un élément non négligeable puisque l'avenir professionnel d'un citoyen est largement tributaire des diplômes obtenus. Que ceci soit juste ou même souhaitable, là n'est pas la question. À Rome, on fait comme les Romains.

Bien sûr, au-delà des diplômes, l'éducation doit aussi être multidisciplinaire et fournir un cadre évolutif à l'enfant. Cette éducation doit, au fond, renforcer les valeurs de base acquises à la maison et en société (l'honnêteté, la valeur du travail bien fait, le respect de son prochain et de l'autorité, etc..) 

Ici, au Québec, l'éducation publique au primaire et au secondaire (l'équivalent du lycée) est offerte gratuitement à tous les citoyens. La qualité et la portée de cette éducation est, selon l'avis de plusieurs, médiocre et, en plus, en déclin. Les nombreuses réformes et révisions du contenu pédagogique et l'évacuation de notions spirituelles et morales ont achevées la tendance utilitariste imprimée à l'éducation.

Ainsi s'ouvrait la voie aux écoles dites privées, qui n'ont de privé que le processus d'admission et une minime liberté d'action. Ces écoles imposent un examen d'entrée afin, surtout, de regrouper les élèves de même niveau ensembles. De plus, elles inscriront au cursus des cours additionnels qui ne sont pas requis par le ministère de l'éducation (histoire de l'art, religion, latin, etc..). 

Les parents, pour qui les enfants sont au coeur des préoccupations, y ont vu un refuge, une voie alternative et salvatrice pour offrir à leurs enfants une éducation enrichie et à la hauteur de leurs croyances. Le cursus enrichi de ces écoles, et le fait que les coûts d'admission demeurent peu élevés pour un tel avantage, ont dopées le nombre d'inscriptions dans ces écoles.  

Dans un ultime effort visant à empêcher l'exode vers les écoles privées, une commission scolaire de Montréal devance les dates d'inscription pour attirer les parents. Une équation simpliste entre la date d'inscription et le choix que feront les parents a mené ces organismes d'un autre âge à tenter cette opération futile.

Lorsqu'ils comprendront que les parents sont prêts à débourser des milliers de dollars par année pour offrir mieux à leurs enfants, et ce même s'ils déboursent déjà beaucoup d'argent à partir de leurs impôts et taxes, peut-être que ces commissions scolaires s'attaqueront à la source véritable de leur déchéance: la qualité de l'éducation qu'ils sont forcés d'offrir. 

 

mardi, 11 septembre 2007

Six ans déjà...

Déjà six ans que le monde a changé pour de bon. C'était aussi un mardi.

Nous sommes après le 9/11.

Rien ne sera plus pareil dorénavant.

Une pensée pour les victimes et leurs familles.